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Dimanche 1 Août 2010

Première approche de la ville durable

Compte-rendu de l'atelier thématique "Réaliser la ville durable" du 2 mai 2007 à Paris. Intervenants : Juliette Chaveaux, de l'Institut Français d'Urbanisme, Marcus Neumann, de l'association des amis de l'EcoZac, Emelyne Bigot, de la Délégation au développement durable et solidaire du Conseil Général de l'Essonne.



Problématique de l'atelier

Première approche de la ville durable
Le sujet de la "ville durable" est très présent dans le discours des élus et des urbanistes, mais son mode d'emploi fait défaut. Deux questions majeures nous semblent se poser aujourd'hui :
Comment la ville durable est-elle aussi une ville dynamique, en croissance économique, une ville de plaisir et de création ? Comment concilier la frugalité en ressources, la maîtrise des rejets, la conscience des effets globaux de chaque action, la solidarité, avec les caractéristiques qui fondent aujourd'hui l'attractivité et la compétitivité d'une ville ?

Comment parvenir aux décisions collectives, aux difficiles arbitrages nécessaires au passage à un mode "durable" de développement ? Aujourd'hui, ni les processus électifs classiques, ni les formes actuelles de démocratie participative, ne fournissent la recette.

Points clefs des interventions


  • Les éco-quartiers doivent sortir de leur niche écologique pour devenir des standards. Ne plus être l'exception mais la régle. Ce qui marche chez eux : la desserte multi-modale, la gestion des déchets, le web de quartier, l'auto-partage à Hammarby, la gestion de l'énergie à BedZed, la participation dans la quartier Vauban de Fribourg, tout cela doit aussi fonctionner ailleurs. Techniquement on sait faire, les blocages sont culturels et institutionnels. Le défi est de changer d'échelle, que ça marche pour toute une ville, toute une région.
  • Un groupe de citoyens engagés peut faire la différence. Comme les , riverains, résidents d'un quartier, membres de l'association des amis de l'EcoZac qui, en s'invitant dans le processus  de rénovation de la Place de Rungis à Paris, en dialoguant avec les autorités locales et les habitants, en organisant des voyages pédagogiques pour les élus à BedZed ou Fribourg, sont arrivés à réorienter durablement ce projet de rénovation urbaine.
  • La démocratie participative est dopée par les TIC. Le web est comme une seconde nature pour les militants du développement durable. Ils y trouvent les informations, les expériences, les réseaux, les outils  sur lesquels s'appuyer pour agir.  Les TIC reconstituent des boucles locales territoriales, et favorisent l'émergence de nouvelles solidarités et pratiques durables, et un nouveau rapport au territoire. Information, participation, implication. 
  • Complexités institutionnelles et territoriales de la ville durable. Fort du succés de son  Agenda 21, et de sa mue interne, le Conseil Général de l'Essonne s'interroge sur la suite. Comment impliquer tous les autres acteurs du territoire, les citoyens, les collectivités, les services de l'Etat, les entreprises, l'éducation nationale, les associations ? Comment fait-on coincider le changement dans les différents échelons territoriaux ? Comment  change-t-on d'échelle ? Comment fabrique-t-on institutionnellement les services urbains transversaux de la ville durable ? Comment les acteurs publics deviennent-ils exemplaires ?

2 éco-quartiers : Hammarby (Stockolm) et la place de Rungis (Paris)

Vue d'Hammarby, avril 2007
Vue d'Hammarby, avril 2007
Hammarby, à Stockholm, fait figure, avec BedZed à Londres, de référence dans le domaine des éco-quartiers et du développement durable urbain. Deux étudiantes de l'Institut Français d'Urbanisme, Juliette Chaveaux et Alice Casier, ont enquêté 3 jours sur place, dans le cadre d'un partenariat avec Villes 2.0.

Le projet a d'abord été porté par la ville de Stockholm dans le cadre de sa candidature aux jeux olympiques de 2004. Malgé leur échec, les autorités ont décidé de faire d'Hammarby une vitrine du développement durable, afin d'illustrer la volonté de la Suède de se libérer de sa dépendance à l'égard du pétrole. Dans un contexte de croissance soutenue de la démographie et du trafic automobile à Stockholm, Hammarby a été pensé pour réduire l'usage de la voiture et optimiser ceux des transports collectifs.

Hammarby est conçu sur un modéle d'éco-cycle : réduire les entrées de matière et les sorties de déchets, recyclage et incinération de certains déchets pour l'énergie, créer du bio-masse, minimiser les impacts sur l'environnement.

Ce qui marche à Hammarby :

- La gestion des déchets est une réussite : tri sélectif, 3 bacs dans les logements, déchets incinérés, compostés ...
- Le système Anvac
: aspiration des déchets à l'extrémité du quartier, des capteurs signalent le remplissage des cuves. Optimisation du transport, déchets comprimés dans les centres de tri, opérations spéciales sur les déchets des commerçants.
- Les transports collectifs: 70% de la population les utilisent, desserte multimodale du quartier: bus, tram, vélo (location), ferry, horaires de tous ces transports sur le web du quartier, peu de parking par foyer,
- Le centre d'informations du quartier : formation des nouveaux habitants, au coeur du système de participation du quartier. Chaque bâtiment est connecté au site : garde d'enfants, les horaires des transports, réservation de voiture, forum. Le site web marche trés bien. Il est le point de contact et le dispositif d'animation du quartier.
- Le carpool: le citicarpool est un service de location de véhicules hybrides, 30euros/mois, on réserve sur le site internet où la place du véhicule est indiquée, un code est transmis sur le tel portable pour ouvrir la voiture,


Ce qui ne marche pas :


- Les smarts houses, immeubles intelligents : trop en avance,
- La communication : Absence d'affichage ou de panneaux d'informations dans la rue, tout est sur le site.
- Le e-commerce.En suéde, pas de centre commercial, que des petits magasins, suédois attachés à la visite chez le commerçant.
- Pas de véritable politique d'évaluation.
- Peu de mixité sociale,en raison du coût final élevé de la dépollution du site. Hammarby est un quartier qui attire les catégories aisées, principalement en raison de son cadre de vie.

L'EcoZac de la place de Rungis (Paris)

Première approche de la ville durable
L'EcoZac est d'abord une aventure citoyenne, rappelle Marcus Neumann, trésorier de l'association les amis de l'EcoZac. A l'origine de cette association un riverain de la Place de Rungis située dans le 13e arrondissement de Paris, également journaliste spécialiste de l'environnement, Philippe Bové, qui, inquiet de ne trouver dans le projet de réhabilitation de cette friche, issue du déménagement d'un entrepôt de la Sernam, qu'un seul point écologique, une créche HQE, réunit autour de lui quelques amis pour faire pression.

Ces personnes, qui ne se présentent pas comme des experts, mais des citoyens engagés, savent toutes qu'il est possible de faire autrement, que l'on sait concevoir des bâtiments durables, gérer les déchets (compostage, méthanisation), et piloter des projets urbains en y intégrant des paramètres "durables". On sait faire, mais on ne fait pas. L'EcoZac veut créer un exemple.

Les membres de l'association sont trés présents dans la rue, sur les marchés, à distribuer des brochures et susciter le débat. Ils organisent également des soirées d'information, les jeudis de l'EcoZac, sans oublier les contacts réguliers avec la presse. Ils organisent enfin des voyages d'études pour la presse et les élus parisiens et franciliens : à BedZed (Londres), ou Fribourg, et son éco-quartier Vauban. Dans la foulée de ces actions, des discussions s'engagent avec la Mairie de Paris et la Région Ile de France.

A la faveur ce dialogue avec les autorités en charge du projet, l'EcoZac a pu avancer quelques pions et obtenir des modifications significatives. Sur le plan des principes, la Mairie de Paris a publié une déclaration d'intention de construire Place de Rungis le 1er quartier durable parisien. Même si les aménagements obtenus ne sont pas à la pointe de ce qu'on peut faire, ils restent novateurs dans le contexte parisien : une bonne isolation thermique, 50Kw/heure par m2 par an, la récupération des eaux pluviales (pour les jardins et peut-être les chasses d'eau, si les autorités sanitaires donnent leur accord), moins de parkings, seulement 8 parkings de surface, pas de rue traversante, de l'énergie solaire photovoltaique, un forage en cours de géothermie (l'eau est à 15 degrés), un service d'autopartage ...

De cette expérience Marcus Neumann tire plusieurs enseignements :

- La société a de vrais soucis : le réchauffement climatique, l'après-pétrole, ...
- Il existe pour ces vrais problèmes de vraies solutions, il suffit de les appliquer.
- Un groupe d'individus peut faire la différence, sans avoir peur de choquer, et convaincu d'agir par nécessité.
- Il ne faut pas se contenter de l'exemplarité, la question est de changer d'échelle et quetoutes les rénovations soient durables.
- Il faut sortir l'éco-quartier de sa niche, et en faire un modèle standard.

Pemière séquence de débat : extraits

Première approche de la ville durable
Ludovic Piron-Paliser, de l'association des Grandes Villes de France, rappelle que "beaucoup de choses se passent dans les collectivités teritoriales, qui restent trop peu connues. On est en train de rattraper le retard. Les grandes villes ont toutes introduit le développement durable dans leurs process. Une ville est gérée par ses élus. Comment les sensibiliser aux TIC ?"

Clément Cohen, de la Mairie de Paris, indique que "dans le tissu urbain dense parisien, il existe peu d'autres opportunités pour dupliquer le modèle Ecozac. La Zac des Batignolles sera elle aussi une Zac durable. Techniquement on sait faire, mais on ne fait pas. Les techniques d'isolation extérieure, trés utilisées en Allemagne par exemple, font l'objet en France de blocages culturels".

Pour Nathan Stern, de Peuplade, "il existe des sanctuaires qui ne sont pas violés. Le coeur du problème, c'est la mobilité et la consommation délirante. On ne remet pas en question la consommation personnelle. On ne pratique pas l'évaluation des nouvelles pratiques durables, comme le tri sélectif. Dans certains sites du Syctom, la plupart des bennes qui arrivent, notamment celles des douanes contenant des contre-façons de magnétoscopes ou de jouets fraichement saisies, sont inexploitables et leur contenu transformé en machefer. On a du mal à faire le tri. Les critères du tri ne sont pas clairs, pas les mêmes d'un site à l'autre. On ne viole pas suffisament les sanctuaires. Sans cela, que peut être le développement durable ?"

Marcus Neumann, EcoZac : "Je vais à Stokholm la semaine prochaine. en train, 21H en 1re classe, c'est un choix. Le train coute 2 fois plus cher que l'avion. C'est une responsabilité personnelle. Assumer ses choix et prendre les bonnes décisions. Ca prend du temps de trouver les fournisseurs durables. Prendre le risque de se tromper. Le développement durable c'est le détail. Le problème est dans le détail, il faut avoir le courage d'affronter le détail. Et collectivement il faut essayer de changer".

Jacques Granger, urbaniste à Tremblay en France, reste "perplexe sur le rapport entre TIC et développement durable qui n'est pas clair. Hammarby ce sont des quartiers modernes c'est tout. La croissance tirée par les TIC est-elle plus écologique ? Quid de la question de la population qui reste à coté. Dans les cités de Seine Saint Denis, le recyclage est faible (on jette les sacs poubelles par la fenêtre). C'est au niveau des 11 millions de franciliens qu'il faut agir, et c'est plus difficile".

Jacques Lagorce, FT R&D: "Joel de Rosnay oppose les ego-citoyens et les ecos-citoyens. Le web 2.0 fabrique de nouvelles normes de socialisation de mixité des populations, des ages. Une population vieillissante, pas les moyens de mettre une assistante auprès de chaque personne agée on sait tracer le profil de vie d'une personne, et surveiller à distance (elle n'est pas dans la cuisine, elle vient de tomber ...)".

Gilles Berhault, ACCID : "BedZed c'est vieux 10 ans. Inventer autre chose, notamment sur les relations TIC/DD. Pauvreté en matière de TIC dans Hammarby. Les TIC apportent énormement de choses. Atténuation mais aussi adaptation aux changements climatiques. Les TIC peuvent aider a préparer cette adaptation. Les TIC reconstituent les boucles locales. Le champ de la démocratie et de la particpiation est dopé par les TIC. Prise de pouvoir des habitants sur la cité. L'enjeu démocratique est fondamental".

Daniel Kaplan , Fing : "On vient du numérique, on ne refait pas la ville durable ici, mais on regarde la ville, spécifiquement la ville, autour des mobilités, des liens sociaux et des technologies omniprésentes, l'usage social partagé de technologies du social, des plates formes d'innovation, le mélange complexe d'intitative privé, de coopératif ... Y a-t-il des pistes, des bonnes idées, des fausses bonnes idées ? Qu'est ce que l'alliance d'acteurs numériques et de la ville peut produire ? Comment peut-on augmenter le temps disponible pour profiter du web 2.0 ? Que faire d'un avatar de Second Life qui consomme plus d'électricité qu'un brésilien ?"

Florence Durand-Tornare, Villes Internet : "Comment on utilise de nouvelles TIC autour du territoire ? La décentralisation est un enjeu majeur, et quel rôle jouent les TIC ? Décentralisation du travail, des décisions, participation : les TIC favrorisent la participation . Il existe tout un travail de militance autour de la participation et du rôle des TICS. La question du temps se pose, comment tout lire ? Question de la consommation, comment les TIC interviennent elles sur la sur-consommation ? Les risques des TIC : déchets informatiques. Faire la veille sur les risques des TIC".

Manuel Beguier , Région Ile de France : "On est au coeur des paradoxes dans le DD, les changements proposés le sont à l'intérieur du système. Le DD invite à un changement de niveau logique : on change les régles du jeu, c'est là le lien entre TIC et DD, le fonctionnement du web s'auto-organise. Pour appliquer le DD sur la ville ça peut servir de s'inspirer du web ou le serious game : en jouant on se projette dans ces nouvelles règles du jeu".

Jean Christophe Frachet, CG Essonne : "La sensibilisation des élites, élus, dgs, chefs d'entreprises, reste à faire, c'est important. si les élus ne rentrent pas dans la danse, comment préserve-t-on l'intéret général dans une chaine entièrement privée (ordinateurs, etc..) ?"

Nathan Stern, Peupalde : "Défétichiser des notions, par exemple le papier recyclé, la participation, le tri. Pourquoi la participation est-elle facteur de durabilité ? Le Développement durable demande des outils de mesure d'évaluation ppuir devenir sérieux. Le territoire est une ressource limitée, les TIC nous en affranchissent. Dans My space, on n'est pas dans le temps, on n'est pas dans l'espace. La boite noire individuelle : taguer des objets qui sont dans les mains de personnes "nocives", tracer des mauvais gestes, moins de liberté mais plus de régulation".

Gilles Berhault, ACCID : "Le DD est fondé sur la participation. Faire attention aux fausse vérités et aux faux apriori. Sur le temps, la culture eco-systemique de la société de l'information permet aux gens de vivre plus à leur rythme (que la société des médias). Difficulté à définir l'urbain, je vis comme un urbain à la campagne. Un autre habitat à inventer. Derrière toute évolution, la question est celle de l'éducation. L'habitat individuel est impossible, même s'il est promu par l'état. Les limites planétaires soit c'est seulement des contraintes, soit on s'en sert pour imaginer autre chose".

Marcus Neumann, EcoZac : "J'ai une nature animale, besoin de sentir de voir de toucher, l'internet ne m'apporte rien pour ça. L'urbanisme moderne : un univers pauvre sur le plan sensoriel, éviter de refaire la même chose avec les tics".

Daniel Kaplan, Fing : "Regarder les imaginaires à l'oeuvre dans les oppositions réel/virtuel, physique/numérique qui fonctionnent comme perspectives : e-commerce, télé-travail ... Se débarasser de son corps, c'est un imaginaire puissant. Accéder aux histoires des objets va transformer notre relation avec les objets. Socialement on sait que la richesse sociale, le nombre de liens, va de pair avec la richesse numérique".

Observatoire participatif des engagement du Conseil Général de l'Essonne.

Première approche de la ville durable
Emelyne bigot, de la Délégation au développement durable et solidaire du Conseil Général de l'Essonne, a présenté un premier bilan de l'Observatoire Participatif des Engagements, mis en place après l'adoption par le Conseil Général en 2003 de son Agenda 21. Conçu à partir d'une vaste consultation auprès des essonniens, cet agenda a permis de fixer à l'éxécutif 4 orientations, 21 objectifs et 120 engagements durables et solidaires répartis sur l'ensemble des services du département
Quelques orientations et engagements extraits de cette liste : développer une citoyenneté garante du développement durable, renforcer la démocratie participative, développer une conscience éco-citoyenne, devenir un Département pilote du développement durable, mieux répondre aux besoins des personnes âgées, faciliter la vie quotidienne des personnes handicapées, économiser l'espace et maîtriser l'extension urbaine, développer la diversité et la qualité des modes de déplacement, partager la voirie, ...

En tête de liste la création du premier observatoire participatif des engagements (OPE), chargé de suivre et animer le débat public, et de réaliser un bilan annuel de la mise en oeuvre de ces engagements par le département. L'OPE réunit 428 personnes, dont 214 participent activement à un groupe de travail. 60% d'associatif, un peu plus d'homme, majoritairement âgées de plus de 40 ans.

4 ans après sa création, l'Agenda 21 et l''OPE présentent un bilan largement positif. Ce dernier est devenu un véritable levier pour l'action départementale. Ses membres rencontrent les services départementaux et les élus, pilotent des groupes de travail avec les directions, effectuent des visites de terrain. L'OPE a impulsé un véritable changement dans les pratiques internes du département, notamment du point de vue de la concertation avec tous les acteurs du territoire. Les politiques départementales en matière de déplacement, de gestion de l'eau, d'énergie, de gestion des déchets, d'agriculture, de logement ont évolué.
Mais la participation s'essoufle. Les membres actifs des groupes de travail sont devenus des experts, bloquant le renouvellement. Les jeunes participent peu, et les classes populaires sont sous-représentées.

Dans un contexte favorable (perceptions des changements climatiques, prix de l'essence, Nicolas Hulot/Al Gore ...) le département prépare la suite de l'Agenda 21, en programmant un retour vers les essonniens pour partager avec eux les résultats de ces 4 années et dégager les nouveaux enjeux. Les moyens mobilisés sont multiples : une grande enquête filmée sur les enjeux en Essonne, des forums, des ateliers de travail, pour préparer le vote du bilan et celui d'un nouveau document d'orientations et d'actions en matière de développement durable et solidaire.

Deuxième séquence de débat : extraits

Première approche de la ville durable
Clément Cohen, Ville de Paris : "La ville lance son agenda 21 ainsi qu'un plan climat. Paris est la 1ère destination touristique mondiale. Les touristes sont les premiers producteurs de CO2. Le challenge consiste à inventer de nouveaux usages, comme un dispositif de co-voiturage avec les hotels".

Manuel Béguier, Région Ile de France : "IPM, un logiciel libre, permet aux personnes de participer aux politiques publiques au-dela des logiciels, des portails, c'est un eco-systéme numérique."

Daniel Kaplan, Fing : "2 points d'entrée, les TIC et l'innovation . La clé pour nous ici c'est la question de l'innovation, par le bas, sous le radar chercher les innovations".

Marcus Neumann : "une idée, une ville sans voiture, mais pleine de taxis. TIC et mobilité et environnement".

Gilles Berhault, ACCID : "Les problèmes ne sont pas techniques mais culturels. Avec des personnalités comme Nicolas Hulot, la prise de conscience est plus forte, et favorise l'émergence de nouvelles idées et dispositifs comme la fiscalité environnementale".

Florence Durand-Tornare, Villes Internet : "Il faut souligner le rôle des TIC dans l'économie solidaire à l'échelle d'un territoire. Renouvelle la question de l'échange et de la monnaie alternative. L'association "Associer autrement" porte le projet "SOL", 16 000 cartes qui circulent aujourd'hui. Comment la collectivité peut-elle valoriser ces temps d'échanges ? Quels roles pour les EPN dans les enjeux durables ? L'étape fondamentale de la concertation c'est comment la parole est suivie. Co-action avec les habitants, les TIC le permettent".

Jean-Philippe Clément, Ville de Paris :"Mise en place d'un numéro unique des taxis pour Paris. Chaque borne de taxi sera géolocalisée, le lien qui reste à construire c'est entre le taxi le plus proche et la borne. Ce sont ces briques qu'il faut construire. Question de politique : vers quoi on tend ? ce qui manque dans ce débat, c'est la vision de société que l'on veut se donner. "

Jacques Granger, urbaniste à Tremblay en France : "Les institutions ne sont plus adaptées, si elles ne suivent pas. Exemple d'un projet de service de co-voiturage à Tremblay, ville proche de l'Aéroport de Roissy avec une forte population travaillant en horaire décalé. Tergiversations pour savoir qui paye : le Stif dit non, l'aéroport non plus, tout le monde botte en touche, il manque un maillon".

Marcus Neumann, EcoZac : "un wikipedia sur les fournisseurs durables".

Jean-Cristophe Frachet, CG Essonne : "Le lien entre TIC et DD indiscutable. Transversalité du développement durable, difficile de débarquer dans les services et de travailler autrement. L'agenda 21 a bousculé les structures, les habitudes, les élus".

Frank Beau, chercheur indépendant : "Second Life est un nouveau support d'information qui permet d'interagir avec soi-même et d'autres, et avec son propre imaginaire. La notion de persistance : une physique de l'imaginaire . Comment on remet de l'imaginaire dans un monde physique ?, un sampling du réel, une nouvelle étape dans l'histoire de la géographie, une carte du monde en 3D. Qu'est ce qui est durable dans la concertation, le PLU etc ? Qu'est ce qui persiste dans le débat public ? Y'a-t-il un lien entre cette puissance du monde virtuel et le monde réel ? Chaque territoire va faire de la concertation, peut on les mettre en commun ?"
Clément Cohen, de la Mairie de Paris :"L'habitant a une expertise de la rue, les impliquer dans la concertation c'est important, surtout dans un lieu chargé d'histoire comme une ville".

Daniel Kaplan, Fing : "Faire le tri des idées selon les TIC, qui sont aussi bien un mode de représentation, un outil de mémoire, de discussion, un outil d'innovation de services, d'usages. Etre attentif aux ruptures dans les usages, dans les innovations de service. Faire le tri des bonnes idées et des fausses idées. Focale plus réduite dans les prochains ateliers".



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